Avec l’automne, les journées raccourcissent et l’on passe plus de temps à l’intérieur, souvent assis. Pour beaucoup de personnes âgées, c’est le moment où un geste banal devient difficile : se lever de son fauteuil. On s’y reprend à deux ou trois fois, on pousse fort sur les accoudoirs, on attend la main d’un proche. Le fauteuil releveur répond précisément à cette difficulté. Encore faut-il bien le choisir : un modèle mal adapté à la morphologie ou à l’usage peut se révéler inconfortable, voire déstabilisant. Voici les critères qui comptent vraiment, et les questions à se poser avant d’acheter.
Précisons d’emblée une chose : s’équiper d’un fauteuil releveur ne veut pas dire être « malade ». C’est un équipement de confort qui facilite le quotidien et préserve l’autonomie, au même titre qu’une barre d’appui ou qu’une télécommande à grosses touches.
Qu’est-ce qu’un fauteuil releveur ?
Un fauteuil releveur est un fauteuil de salon électrique. Son mécanisme soulève l’assise et l’incline doucement vers l’avant pour accompagner le passage de la position assise à la position debout. Il fonctionne aussi dans l’autre sens : il aide à s’asseoir en douceur, sans se laisser tomber dans le siège.

Les mêmes moteurs permettent d’incliner le dossier et de relever les jambes. Le fauteuil releveur sert donc aussi de fauteuil de repos, pour lire, regarder la télévision ou faire la sieste.
Point important : il ne fait pas le mouvement à la place de la personne. Il réduit l’effort et sécurise le geste, ce qui permet de continuer à se lever seul, plus longtemps.
Pour qui le fauteuil releveur est-il utile ?
Le fauteuil releveur électrique s’adresse à toutes les personnes pour qui se lever d’un siège demande un effort important :
- les personnes âgées dont les jambes ont perdu en force ;
- les personnes qui ressentent des douleurs aux genoux ou aux hanches au moment de se lever ;
- les personnes qui rentrent d’une hospitalisation ou d’une période d’immobilisation (sur avis de leur médecin ou de leur kinésithérapeute) ;
- les personnes qui passent une grande partie de la journée assises et ont besoin de changer régulièrement de position ;
- les aidants qui aident un proche à se lever plusieurs fois par jour et veulent ménager leur dos.
Quelques signes doivent mettre la puce à l’oreille : plusieurs tentatives pour se lever, un appui très marqué sur les mains, l’habitude d’éviter certains sièges trop bas, ou le fait de rester assis faute de pouvoir se relever facilement.
Les 6 critères pour bien choisir un fauteuil releveur
1. Un ou deux moteurs ?
C’est la première question à se poser.
- Fauteuil releveur 1 moteur : le dossier et le repose-jambes bougent ensemble. Quand le dossier s’incline, les jambes se relèvent en même temps. C’est simple à utiliser et souvent plus abordable.
- Fauteuil releveur 2 moteurs : le dossier et le repose-jambes se règlent séparément. On peut, par exemple, surélever les jambes tout en gardant le dos droit, ou incliner le dossier sans relever les jambes. Cette liberté de réglage est appréciée par les personnes qui restent longtemps assises.
Certains modèles proposent également une position allongée proche de celle d’un lit, pratique pour la sieste.
2. Des dimensions adaptées à la morphologie
Un fauteuil releveur se choisit comme un vêtement : à la bonne taille. Les fabricants proposent généralement plusieurs gabarits. Trois mesures comptent :
- la hauteur d’assise : assis, les pieds doivent reposer à plat au sol, genoux pliés à angle droit environ ;
- la profondeur d’assise : le dos doit toucher le dossier sans que le bord du siège ne comprime l’arrière des genoux ;
- la largeur : ni trop étroite, ni trop large, pour que les accoudoirs restent de vrais points d’appui.
Pensez aussi à vérifier la charge maximale supportée par le mécanisme. Un fauteuil trop grand n’est pas « plus confortable » : la personne y glisse et se tient mal. En magasin, nous vérifions avec vous, assis, que l’assise de nos modèles vous convient vraiment.
3. Le confort d’assise et le revêtement
Le maintien du dos, la fermeté de l’assise et la présence d’un appui-tête font toute la différence pour une personne qui reste assise plusieurs heures.
Côté revêtement, deux grandes familles existent :
- le tissu, chaleureux et agréable au toucher, mais plus délicat à entretenir ;
- les revêtements enduits ou de type simili cuir, faciles à nettoyer, et intéressants en cas de fuites urinaires.
Pour une personne qui passe une grande partie de la journée assise, un coussin adapté peut compléter l’équipement : nous en parlons dans notre article Comment choisir un coussin anti-escarre.
4. Une télécommande simple
La télécommande est le seul lien entre la personne et son fauteuil. Elle doit être facile à comprendre et à manipuler : grosses touches, pictogrammes lisibles, bon contraste. Une télécommande filaire a l’avantage de ne jamais se perdre entre deux coussins.
5. La place dans la pièce
En position allongée, le dossier part en arrière : il faut donc prévoir un recul suffisant derrière le fauteuil. Certains modèles conçus pour les petits espaces avancent légèrement en s’inclinant, ce qui permet de les placer près d’un mur.
Vérifiez aussi la présence d’une prise électrique à proximité, et gardez assez de place autour du fauteuil pour circuler, en particulier avec un déambulateur.
6. La sécurité
Trois points à vérifier avant tout achat :
- une batterie de secours, pour ne pas rester bloqué en position allongée en cas de coupure de courant ;
- un mouvement lent et progressif, qui laisse le temps de trouver son équilibre ;
- un câble bien rangé, pour éviter de trébucher en se levant.
Pour aller plus loin, retrouvez nos conseils pour prévenir les chutes des personnes âgées à domicile.
Les erreurs à éviter
- Acheter sans essayer. Le confort dépend de la morphologie, de la posture et des habitudes. Une photo ne dit rien de tout cela.
- Choisir uniquement sur l’esthétique ou le prix. Un fauteuil joli mais mal dimensionné finit souvent par ne plus être utilisé.
- Oublier la pièce. Un fauteuil releveur trop encombrant pour le salon devient vite un obstacle.
- Tout confier au fauteuil. Il aide au lever, mais il est utile de continuer à solliciter ses jambes. Demandez conseil au kinésithérapeute ou à l’ergothérapeute sur la bonne façon de l’utiliser au quotidien.
Un achat accompagné, de l’essai au financement
Chez L’Essentiel, le fauteuil releveur est proposé à la vente. Pour que cet achat soit le bon, nous prenons le temps : essai en magasin, conseils sur le choix entre 1 et 2 moteurs, vérification de l’assise et de la place disponible chez vous. Nous regardons aussi avec vous les aides financières possibles, et nous vous accompagnons dans le montage du dossier. Découvrez aussi l’ensemble de notre matériel de maintien à domicile pour seniors.
Le fauteuil releveur est-il remboursé ?
C’est l’une des questions que l’on nous pose le plus. À ce jour, le fauteuil releveur ne fait généralement pas partie du matériel pris en charge par l’Assurance maladie, contrairement au lit médicalisé ou au fauteuil roulant.
D’autres aides peuvent toutefois être mobilisées selon la situation de chacun :
- certaines caisses de retraite, qui financent des aides au maintien à domicile ;
- la complémentaire santé, selon les garanties du contrat ;
- la PCH (prestation de compensation du handicap), versée après une demande auprès de la MDPH, pour les personnes en situation de handicap ;
- le CCAS (centre communal d’action sociale) de votre commune, qui peut accorder des aides selon votre situation.
Les règles évoluent régulièrement : plutôt qu’un chiffre qui pourrait ne plus être exact, nous préférons faire le point avec vous, dossier par dossier, et vous aider à le constituer. Pour une vue d’ensemble, consultez notre guide des aides financières pour le maintien à domicile.
Questions fréquentes sur le fauteuil releveur
Quelle différence entre un fauteuil releveur et un fauteuil relax ?
Le fauteuil relax s’incline pour le repos. Le fauteuil releveur fait la même chose, mais il soulève en plus l’assise vers l’avant pour aider à se lever et à s’asseoir.
Peut-on dormir dans un fauteuil releveur ?
Pour une sieste, oui. Pour la nuit, un lit à hauteur variable reste plus adapté : il permet de dormir à plat, de régler la hauteur pour les transferts et de garder une vraie chambre. Découvrez par exemple notre article sur le lit médicalisé double.
Faut-il une ordonnance pour acheter un fauteuil releveur ?
Non. En revanche, l’avis du médecin, du kinésithérapeute ou de l’ergothérapeute est précieux en cas de trouble de l’équilibre ou après une hospitalisation.
Combien coûte un fauteuil releveur ?
Le prix varie beaucoup selon le nombre de moteurs, la taille, le revêtement et les options. Nous avons 3 modèles en démonstration au magasin, à 1 ou 2 moteurs : nous vous les présentons et vous orientons vers celui qui correspond réellement à votre besoin.
Essayer un fauteuil releveur près de Vernon
Chez L’Essentiel, la règle est la même depuis 30 ans : aucune vente sans évaluation, aucune vente sans essai. Trois fauteuils releveurs vous attendent en démonstration au magasin : venez vous asseoir, tester les positions et la télécommande, comparer les modèles à 1 et 2 moteurs. Nos conseillers ne touchent aucune commission et n’ont aucun objectif mensuel : s’il existe une solution plus simple pour vous, nous vous le dirons.
Nous sommes indépendants de nos fournisseurs et travaillons avec une quinzaine de fabricants, ce qui nous permet de vous proposer le fauteuil adapté à votre morphologie et à votre salon, pas celui qui se vend le mieux. Nous accompagnons les familles de Saint-Marcel, Vernon, Évreux, Les Andelys, Gaillon, Pacy-sur-Eure et tout le département de l’Eure.
Vous cherchez un fauteuil releveur pour un proche ?
Venez l’essayer en magasin, ou demandez une évaluation à domicile sans engagement.
02 32 77 54 40 • 3 Rue de la Croix Blanche, 27950 Saint-Marcel